
Best Of
Art Paris Art Fair 20133
28 Mars / 01 Avril 2013 - Nef du Grand Palais
Une édition réussie et dynamique qui positionne Art Paris Art Fair comme le rendez-vous leader pour l'art moderne et contemporain à Paris au printemps qui ose la différence
Malgré le week-end pascal, le froid sibérien qui s'est abattu sur la capitale, les incertitudes économiques et fiscales qui pèsent sur le marché de l'art, Art Paris Art Fair, qui a réuni 144 galeries de 20 pays, a fermé ses portes lundi 1er avril dans un climat dynamique et serein. L'édition 2013, profondément renouvelée et plus internationale que jamais, a connu de multiples succès : Sur le plan des entrées, la foire a accueilli 53 257 visiteurs, soit 11% de plus qu'en 2012, avec une pointe exceptionnelle de fréquentation le jour du vernissage (13 847 visiteurs). [...]
Sur le plan du contenu, les visiteurs ont salué la variété des accrochages, l' « aération artistique » selon Nathalie Obadia que réservaient certaines galeries venues de Nantes, Sarajevo, Dubai, Ljubljana, ainsi que les choix d'auteur de galeries à l'écart des courants dominants : la scène africaine avec Magnin-A et Revue Noire, l'art brut avec Ritsch Fitsch et Christian Berst, la scène du Moyen-Orient avec Tanit, Imane Farès et Claude Lemand, la scène indienne avec Hervé Perdriolle, sans parler de la scène russe invitée d'honneur de l'édition 2013. Le secteur « Promesses », dédié aux jeunes galeries, a fortement contribué au renouvellement de la foire. [...] A ce titre la mise à l'honneur de la scène artistique russe a constitué une véritable première en donnant un coup de projecteur sur près d'un siècle de création russe encore trop méconnue. [...]
Sur le plan des ventes, celles-ci ont été globalement satisfaisantes. Pour la partie moderne, la Galerie Claude Bernard a cédé une quinzaine de pièces du non conformiste russe Edik Steinberg entre 5 000 euros et 25 000 euros. [...] Claude Lemand pour sa première participation a vendu à un seul collectionneur 12 dessins de Dia Al Azzawi. Pour le contemporain, les transactions ont été notamment nombreuses chez Daniel Templon, Nathalie Obadia, Paris Beijing, Galerie Particulière, Michel Soskine, Da-end. [...] De nombreux succès ont été enregistrés dans le secteur des jeunes galeries « Promesses » avec notamment Vincent Sator (Paris) qui a cédé 20 pièces d'Alexei Vassiliev et de Yan Heng dans une échelle de prix allant de 1 000 à 10 000 euros. Dans la plateforme Artdesign qui réunissait 9 galeries, la galerie Domeau & Pérès a été distinguée par le prix « Artdesign », réalisé avec le soutien d'IDEAT magazine, pour « Edmond, lit de repos, 2013 » d'Eric Jourdan. Celle-ci a notamment vendu un lit de Marc Newson à 21 000 euros ainsi que plusieurs exemplaires du fauteuil « Le Jyn & Jon » de Pablo Reinoso à 2 900 euros.
Forte des succès rencontrés en 2013, Art Paris Art Fair se tiendra au Grand Palais du 27 au 30 mars 2014 et mettra à l'honneur la Chine.
En images, les meilleurs moments de l'édition 2013 sur la rubrique « Art Paris Live » www.artparis.fr
par Julie Eugène, Art Concierge, le 04 Avril 2013

Le Prix Martin2
jusqu'au 05 Mai 2013 - Odéon - Théâtre de l'Europe
Ferdinand Martin et Agénor Montgommier jouent au bésigue, paisiblement, comme à leur habitude : « nous tuons agréablement trois heures par jour, l'un dans l'autre ». Les deux vieux amis sont des complices aussi inséparables que Bouvard et Pécuchet (d'ailleurs Flaubert, qui fut l'un des premiers spectateurs de cette pièce, l'admirait beaucoup). Ils s'entendent à merveille malgré leurs différences : Martin n'aime pas son nom, et admire celui d'Agénor (« en déplaçant une lettre ça fait Montgommeri ! grande maison !... ») ; Martin, au fond, s'ennuie un peu dans sa vie bourgeoise, alors qu'Agénor jouit du prestige de l'uniforme. Et bien entendu, parmi leurs différences, il y a un hic : l'un des amis est marié, l'autre non. Et le second, non sans un reste de mauvaise conscience, trompe le premier. Ou plutôt il l'a trompé. Car à vrai dire, Agénor se débarrasserait volontiers de Madame Martin, qui est une maîtresse un peu trop enthousiaste à son goût et qui commence à le fatiguer.
La donnée paraît banale. Mais Labiche, en deux surprises et trois comparses, ne tarde pas à mettre le feu aux poudres, et nos héros, arrachés au confort feutré de leur salon parisien, vont se retrouver engagés dans une sourde lutte à mort qui les conduira jusque dans « la sublime horreur » des Alpes suisses, avant que Loïsa la pécheresse ne prenne enfin la tangente pour fuir... dans les jungles du Nouveau Monde ! Une fois encore, le génie singulier de Labiche, inventeur du vaudeville de mouvement, parvient à concilier la critique sociale et une théâtralité toute en vitesse, coqs-à-l'âne et têtes-à-queue, qui finira via Feydeau par inspirer un certain théâtre de l'absurde. Peter Stein est l'un de ses grands admirateurs : il y a quarante ans, ce fut lui qui créa La Cagnotte en langue allemande.
à lire Le Prix Martin d'Eugène Labiche, Imprimerie Nationale, « Comédie-Française Répertoire », 1993.
par Odéon - Théâtre de l'Europe, le 30 Mars 2013

A Paris au Printemps
Art Paris Art Fair3
28 Mars / 01 Avril 2013 - Paris
En mars Paris s'éveille et le programme « À Paris au Printemps » met en exergue l'effervescence de la scène artistique parisienne.
Alors découvrez donc la sélection d'Art Paris des expositions à voir absolument.
par Julie Eugène, Art Concierge, le 25 Mars 2013

Fermeture galerie
Communiqué1
jusqu'au 23 Mars 2013 - Galerie Jérôme de Noirmont
Madame, Monsieur, Chers Amis,
Près de 20 ans après avoir créé la galerie et notre société Art & Confrontation, nous avons pris aujourd'hui la décision personnelle, mûrement réfléchie, de mettre fin à l'activité de la galerie à l'issue de l'exposition de Marjane Satrapi, le 23 mars.
Notre métier a profondément changé depuis notre ouverture en septembre 1994. L'avenir semble se dessiner dans certaines niches pointues pour des galeries de structure légère et dans la labellisation de méga-galeries, aussi puissantes qu'importantes avec plusieurs implantations internationales. Il faudrait passer au stade supérieur pour continuer à servir ambitieusement les artistes dans cette compétition accrue ; donc, agrandir nos locaux, recruter de nombreux collaborateurs, dont certains de haut niveau, et étoffer considérablement la liste des artistes représentés. Surfer sur la vague et conserver la galerie dans sa forme actuelle signifierait à terme desservir les artistes car de nos jours stagner c'est reculer !
[...] Nous avons vécu une merveilleuse aventure artistique, humaine et entrepreneuriale, en cherchant toujours à placer les artistes sur le devant de la scène et à servir leur cause avec passion et dévouement.
[...] C'est pour toutes ces raisons et par fidélité à nos convictions que nous avons donc décidé, après une longue réflexion, de nous tourner vers d'autres horizons.
[...] Aujourd'hui, nous tenons surtout à vous remercier tous, artistes, amateurs et collectionneurs, conservateurs et journalistes, employés et fournisseurs, confrères et autres professionnels de l'art, de la confiance que vous nous avez accordée depuis le début, de votre soutien indéfectible et de vos encouragements perpétuels, qui nous ont donné des ailes et du courage pour travailler assidûment et parcourir le monde au service de l'Art pendant près de 20 ans !
En espérant vous retrouver prochainement pour de nouvelles aventures, bien à vous,
par Jérôme et Emmanuelle de Noirmont, le 21 Mars 2013

Jan Fabre
Gisants...3
28 Février / 20 Avril 2013 - Galerie Daniel Templon
Diplômé de l'École des Arts décoratifs et de l'Académie Royale des Beaux-Arts d'Anvers, Jan Fabre fait partie de ces OVNI du monde de l'Art Contemporain. Artiste plasticien protéiforme, Jan Fabre touche à tout, le dessin, la sculpture, le théâtre..., rien ne lui résiste. Après s'être fait remarqué récemment en tant que metteur en scène et chorégraphe, Fabre revient à la sculpture pour notre plus grand plaisir.
Pour cette nouvelle exposition, Jan Fabre a décidé de nous interroger sur cette tradition qu'est la mise en scène de la mort, sur les liens entre l'Homme et la nature mais aussi sur sa propre nature.
Ainsi, nous découvrons dans les deux espaces de la galerie, des Gisants majestueux en marbre de Carrare. Ces gisants sont l'hommage de l'artiste à deux scientifiques émérites: Elizabeth Caroline Crosby (1918-1983) et Konrad Zacharias Lorenz (1903-1989). Pour les guider dans l'au-delà, le cerveau, siège de l'intelligence et de la créativité mais aussi protecteur, et à leurs pieds, l'insecte, figure récurrente dans l'oeuvre de Fabre, et ici symbole de résurrection.
Jan Fabre voue une fascination pour l'insecte et en particulier le scarabée, animal sacré de l'Egypte Antique, symbolisant à la fois le devenir, la transformation, la métamorphose et le dieu Soleil. Ainsi, le scarabée, se fait muse, sujet et medium, nous offrant plusieurs lectures de l'oeuvre.
Outre ces symboles, les oeuvres présentées à la Galerie Daniel Templon jusqu'au 20 avril, sont tout simplement splendides et délicates. La force du marbre laissant place à la finesse de la sculpture.
par Julie Eugène, Art Concierge, le 14 Mars 2013
