ART FOR BREAKFAST - Le blog art à Paris du Royal Monceau

Agenda Art à Paris

LUNDI plus d'infos

MARDI plus d'infos

MERCREDI plus d'infos

VALÉRIE JOUVE, Jeu de Paume

JEUDI plus d'infos

INVENTIONS / DESIGN, Musée des Arts et Métiers

VENDREDI plus d'infos

BEAUTÉ CONGO 1926-2015 - Congo Kitoko

Fondation Cartier pour l'art contemporain

Jusqu'au 15 Novembre 2015

SAMEDI plus d'infos

GIACOMO PUCCINI, Opéra Bastille

DIMANCHE plus d'infos

MONA HATOUM, Centre Pompidou

Art for breakfast

13ème Biennale de Lyon
La vie moderne3

10 Septembre / 03 Janvier 2016 - Lyon

Thématique de cette 13ème Biennale de Lyon, La vie moderne explore le caractère paradoxal de ce que l'on considère comme une chose moderne ; à la fois emprunte de l'Histoire et tournée vers l'avenir. Surgissant d'une époque révolue, la culture contemporaine est marquée par l'héritage de l'ère moderne dans notre manière de voir, de penser et d'appréhender le monde actuel.
Les 60 artistes de cette édition, représentants 28 pays, mettent en exergue l'ambiguïté d'une époque qui prônait les vertus du progrès et les contradictions véhémentes qui en résulte aujourd'hui : sociétés dominées par la consommation ; pollution ; questions de post-colonialisme, d'immigration et d'identité nationale ; prolifération des nouvelles technologies ; relations aux images et aux objets ; ainsi que nos relations aux autres et à nous-mêmes.

L'immanquable de cette édition est la présence d'Anish Kapoor au couvent de la Tourette, situé à 25km au nord-ouest de Lyon. Les oeuvres de l'artiste anglo- indien au coeur d'une architecture réalisée par Le Corbusier, nous font la promesse d'un beau dialogue entre Patrimoine Artistique et Création Contemporaine.
Je vous encourage à découvrir mon coup de coeur, Liu Wei, un artiste chinois, qui explore l'angoisse et les excès de la société contemporaine à travers un réalisme cynique.

Sous le commissariat de Ralph Rugoff, directeur de la Hayward Gallery à Londres, La Biennale de Lyon se déroulera du jeudi 10 septembre 2015 au dimanche 3 janvier 2016. L'occasion pour chacun de découvrir Lyon, capitale des Gaules sous un autre jour ! La Biennale prend quartier dans trois lieux culturels incontournables de la ville : le macLYON, La Sucrière et la salle 15 du Musée des Confluences. En écho à la Biennale de Lyon, la Région Rhône-Alpes va vivre au rythme de l'art contemporain durant quatre mois, grâce à « Résonnance » le off de la Biennale, qui propose une programmation de plus de 200 évènements (expositions, performances, spectacles...)

 

par Ambrine Lazreug Didier, le 05 Août 2015

Art for breakfast

Christophe Charbonnel
Le temps suspendu3

29 Juillet / 09 Août 2015 - Orangerie du Sénat - Jardin du Luxembourg

L'artiste Christophe Charbonnel expose dans une collective à l'Orangerie du Sénat, mais la splendeur de sa statuaire nous marque dès l'entrée de l'exposition. Je vous propose de profiter des jardins du Luxembourg, et de faire une halte pour découvrir un groupe de guerrier monumental et de profiter des divers bustes et statues équestres afin de redécouvrir l'antiquité avec un regard nouveau.

Né en 1967, Christophe Charbonnel démarre sa carrière comme dessinateur puis modeleur dans les studios Walt Disney à Montreuil. Initié par le sculpteur Philippe Seené à l'école Duperré dans les années 1990, Christophe Charbonnel réalise son premier bronze en 1992, et expose son travail depuis 1998. Lauréat de la Fondation Taylor ; il est représenté par la Galerie Bayart (17 rue des Beaux Arts 75006 Paris).

Photographies Le temps suspendu

par Romain Terrière, Librairie des Arts, le 01 Août 2015

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Alvin Ailey American Dance Theatre
Festival Les étés de la danse3

07 Juillet / 01 Août 2015 - Théâtre du Châtelet

Depuis 10 ans, le festival Les Etés de la Danse participe au rayonnement culturel parisien en invitant des compagnies internationales de danse contemporaine et classique. Ainsi, alors que les saisons se terminent dans la plupart des théâtres, les Etés de la Danse propose des spectacles d'exception.
La 11ème édition marque le retour d'Alvin Ailey American Dance Theatre. Cette compagnie mythique qui s'est fait découvrir en 1958 lors d'une grande performance à New York, fut fondée par Alvin Ailey avec pour particularité d'être menée par des danseurs Afro-Américains, alors que les Etats-Unis étaient encore divisés par la ségrégation raciale. Aussi, elle révolutionna la danse moderne américaine et l'image que l'on s'en faisait, prônant une Amérique multiculturelle et multi-ethnique.
Alvin Ailey, né en 1931, au Texas dont il garda des "souvenirs douloureux", puise son inspiration dans ses souffrances, et ce qui fait sa culture comme le blues ou le gospel. De là, naquit Revelations, ballet le plus célèbre de la compagnie, présenté lors de la première.
Outre les ballets de référence chorégraphiés par Alvin Ailey, c'est aussi l'occasion de découvrir des ballets inédits en France comme LIFT, Exodus, ou After the rain, créés pour la compagnie par d'autres chorégraphes.
Très athlétiques voir acrobatiques, les ballets tenus par des danseurs talentueux, sont impressionnants de technique et nous entrainent dans un autre monde pour le plus grand plaisir du spectateur. Et ce n'est pas la "standing ovation" de 10 minutes à la fin de la première représentation qui viendra me contredire. Alors profitez de nos longues soirées estivales pour vous rendre au Théâtre du Châtelet !

Photographies Festival Les étés de la danse

par Julie Eugène, Art Concierge, le 11 Juillet 2015

Art for breakfast

Retour d'Art Basel
L'incontournable show bâlois2

18 Juin / 21 Juillet 2015 - Bâle

Art Basel est l'une si ce n'est la plus grande foire internationale d'art moderne et contemporain au monde. Elle doit son succès à sa grande variété et à la qualité des oeuvres et aussi à la rude sélection des galeries. Pour sa 46ème édition, 284 galeries de 30 pays étaient présentes.

Dans l'espace découverte, Statements, la jeune galerie française Marcelle Alix a été mise en lumière avec un solo show de Mathieu Kleyebe Abonnenc, né en Guyane française et dont le travail très fort est lié à l'histoire de la décolonisation.

Le soir du vernissage, dans le cadre du programme Unlimited mettant à l'honneur les projets monumentaux, le français Kader Attia a réalisé son Printemps arabe, « Arab Spring », brisant à coup de projectiles un ensemble de vitrines vides. Une performance qui nous fait réfléchir sur la mémoire pillée et la violence symbolique, en contraste avec la vision critique mais poétique de la société de consommation de Pascale Marthine Tayou. Ses arbres fleuris réalisés avec des sachets plastiques multicolores font face à l'installation du collectif brésilien Opavivaraï, une aire de repos avec thé pour se désaltérer et hamacs pour se relaxer. En quittant la foire sur la Messeplatz, nous sommes face à une proposition qui fait écho à « the land » créée par une communauté du nord de la Thaïlande ; réalisée par l'artiste Rirkrit Tiravanija et ses cuisiniers. « Do we dream under the same sky » est une installation géante, participative où le public fait la queue pour partager un repas. Il s'agit de proposer de se nourrir en communauté, en se préparant du thé et des plats accommodés avec des herbes aromatiques plantées sur place, afin de faciliter les échanges et les interactions sociales. On ressent une volonté de certains artistes de sensibiliser aux sujets politiques plus ou moins explicitement.

Sur le reste de la foire, j'ai eu quelques coups de coeur pour : Olafur Eliasson, artiste scandinave dompteur de lumière ; ses dernières pièces se déclinent en séries de boules de verre qui se font plus ou moins transparentes, colorées ou noires selon le point de vue dont on les regarde et auquel s'ajoute un effet miroir qui place parfois le regardeur dans l'oeuvre même ; Mona Hatoum qui préfigure son exposition au Centre Pompidou ; et le stand de la galeriste Almine Rech, qui confronte le regard de grands maîtres à celui d'artistes issus d'une scène émergente au travers d'une thématique florale. A cela s'ajoute la découverte d'un jeune peintre roumain, Adrian Ghenie à La Pace Gallery. Une oeuvre marquée par des références à la Seconde Guerre Mondiale et à l'imaginaire nazi, souvent utilisés pour dénoncer les horreurs commises, sont tenus à l'écart de l'Humanité ceux devenus monstres, et donc paradoxalement, les mêmes erreurs sont reproduites.

Photographies L'incontournable show bâlois

par Marie Thévenin, le 02 Juillet 2015

Art for breakfast

Anish Kapoor
Dirty Corner3

09 Juin / 01 Novembre 2015 - Versailles

Les oeuvres d'art mettent parfois un coup de projecteur sur les grands malaises de la société. Mon "Dirty Corner" (coin sale) à Versailles a ce destin. Il a été vilipendé dans la presse comme le "vagin de la Reine» ou le «vagin sur la pelouse» et a apparemment offensé certaines personnes de l'extrême droite politique en France.
Dans l'Art - Ce que vous voyez n'est pas ce que vous avez. La vraisemblance de l'objet d'art nous trompe; "Ceci n'est pas une pipe" de René Magritte - nous rappelle qu'une bonne oeuvre d'art reçoit toutes les interprétations, mais ne se fixe sur aucune.
La voix vicieuse de quelques-uns a trop dominé le débat et s'est même insinué chez les personnes bien pensantes. Ce qui a maintenant abouti à un acte de vandalisme sur l'oeuvre. Je me demande donc comment dois-je réagir. Doit-on retirer la peinture qui a été lancé partout sur la sculpture ? Ou doit-on laisser la peinture pour qu'elle fasse partie de l'oeuvre ? Est-ce que la violence politique du vandalisme doit rendre "Dirty Corner " plus sale ? Est-ce que cet acte politique sale reflète les "sales" politiques d'exclusion, de marginalisation, d'élitisme, de racisme, d'islamophobie, etc. La question que je me pose est: Puis-je en tant qu'artiste transformer cet acte grossier de vandalisme et de violence politique en un acte esthétique créatif public ? Ne serait-ce pas alors la meilleure revanche ?
En posant cette question, je suis conscient de la puissance de l'art et sa capacité à offenser. "Dirty Corner" est d'une certaine manière lui-même un acte de violence artistique. Il tente de mettre à nu la surface bien rangé du Versailles de Le Nôtre. Il engage dans une conversation perturbante avec la rigidité géométrique de Versailles. Il regarde sous le tapis du "Tapis Vert" de Le Nôtre et permet l'inconfortable, même le sexuel.
La violence politique n'est cependant pas la même que la violence artistique. Ce vandalisme politique utilise un "médium de l'art" (la peinture) pour faire de la violence réelle. Cela aurait pu être une bombe ou une cagoule jetée sur la tête de quelqu'un pour le kidnapper. La violence artistique est génératrice, la violence politique est destructrice. La violence artistique peut crier sur la tradition des générations précédentes. Il peut renverser violemment ce qui était avant, mais ce faisant, il suit une longue tradition de re-génération. Il a toujours, cependant, fait avancer le langage de l'art. La violence politique, cherche l'effacement. Son objectif est la suppression de l'idée, de la personne, de la pratique ou de la chose  offensante. Les opinions politiques simplistes sont offensés par le désordre de l'objet d'art. Dans ce contexte, l'art doit être considéré comme obscène et détruit.

Photographies Dirty Corner

par Anish Kapoor, le 19 Juin 2015

 

ALAIN FOURAY - Le beau et le bizarre en collaboration avec Deyrolle

ALAIN FOURAY

Le beau et le bizarre en collaboration avec Deyrolle

Art District / Le Royal Monceau - Raffles Paris

20 Mai / 04 Septembre 2015

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